Les relations OTAN-Russie
En 2002, les pays membres de l’OTAN et la Russie ont créé le Conseil OTAN-Russie (COR), cadre de consultation sur les questions de sécurité du moment et de coopération pratique dans une vaste gamme de domaines d’intérêt commun. Le COR a permis de faire avancer un certain nombre de projets communs et d’entretenir un dialogue politique régulier.
Suite à l’action militaire disproportionnée que la Russie a menée en Géorgie au début du mois d’août 2008, l’Alliance étudie sérieusement les incidences de cette action de la Russie sur les relations OTAN-Russie.
Depuis sa création au sommet de Rome en mai 2002, le Conseil OTAN-Russie (COR) est la principale instance qui permet de faire avancer les relations entre l’OTAN et la Russie ; il regroupe les vingt-six Alliés et la Russie en tant que partenaires égaux qui travaillent ensemble pour définir et exploiter des possibilités d’action conjointe. Depuis sa mise en place, le COR a fait la preuve qu'il était devenu une tribune permettant de mener un dialogue politique efficace et une coopération concrète et pratique dans des domaines essentiels d’intérêt commun pour l'Alliance et pour la Russie.
Bien que des différences politiques subsistent sur certaines questions de haut niveau, l'esprit de coopération pragmatique du COR reste fondé sur le constat que l’OTAN et la Russie ont les mêmes priorités stratégiques et sont confrontées aux mêmes défis. Lors de la deuxième réunion au sommet du COR, en avril 2008 à Bucarest, les chefs d’État et de gouvernement alliés et russes ont évalué de façon positive les réalisations pratiques du COR.
Le 19 août 2008, le Conseil de l’Atlantique Nord a tenu une session spéciale au niveau des ministres des Affaires étrangères, à la suite de l'action militaire disproportionnée menée en Géorgie au début du mois d’août par la Russie, action qui n’est pas conforme au rôle de maintien de la paix de la Russie ni compatible avec les principes de règlement pacifique des conflits énoncés dans l’Acte final d’Helsinki, l'Acte fondateur OTAN-Russie et la Déclaration de Rome. Les ministres des Affaires étrangères des pays alliés ont décidé que l’OTAN ne pouvait pas poursuivre ses relations avec la Russie en agissant comme si rien ne s'était passé, et ils ont appelé Moscou à faire la preuve - en paroles et en actions - de son engagement durable à l’égard des principes sur lesquels l’OTAN et la Russie ont décidé de fonder leurs relations.
Les Alliés ont exprimé leur vive préoccupation à propos de la situation en Géorgie, et ont examiné les incidences plus générales de cette situation pour la stabilité et la sécurité euro-atlantiques. Une solution pacifique et durable des conflits en Géorgie doit être fondée sur le plein respect des principes d’indépendance, de souveraineté et d’intégrité territoriale de ce pays reconnus par le droit international et les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies. L’OTAN déplore toutes les pertes de vies humaines, les victimes civiles, et les dégâts causés aux infrastructures civiles par le conflit, et les gouvernements alliés contribuent aux opérations de secours humanitaire.
L’OTAN se félicite de l’accord conclu et signé par la Géorgie et la Russie, grâce aux efforts diplomatiques de l’Union européenne, de l’osce et des États-Unis, visant à mettre fin aux hostilités et à parvenir à un règlement politique du conflit. L’Alliance souligne l'urgence d'une mise en œuvre rapide, complète et de bonne foi de cet accord, qui prévoit notamment un nouveau mécanisme international permettant de surveiller le respect des engagements qui ont été pris. Les actions militaires doivent cesser de façon définitive et les forces militaires doivent regagner les positions qu’elles occupaient avant le déclenchement des hostilités. Il est impératif que des discussions s’ouvrent, dans un cadre pleinement international, sur les modalités de sécurité et de stabilité en Abkhazie et en Ossétie du Sud.
Comment la coopération OTAN-Russie se déroule-t-elle en pratique ?
La coopération entre la Russie et les États membres de l’OTAN est dirigée par le COR et mise en œuvre par l’intermédiaire de divers groupes de travail et comités subordonnés. Le COR suit chaque année un programme de travail approuvé par ses pays membres. Les domaines de coopération clés sont notamment la lutte contre le terrorisme, la réforme de la défense, la coopération entre militaires, la formation à la lutte antidrogue de personnels d'Afghanistan et d'Asie centrale, la défense contre les missiles de théâtre, la gestion des crises et la non-prolifération. La Russie collabore aussi avec l'OTAN dans les domaines de la gestion de l’espace aérien, des plans civils d’urgence, de la coopération scientifique et de la sécurité de l’environnement. En outre, les Alliés et la Russie procèdent à des échanges de vues réguliers sur les questions de sécurité qui se posent dans la région euro-atlantique, et ils disposent ainsi d'un mécanisme permanent de consultation sur les grands problèmes politiques.
Suite ...
Afin de faciliter la coopération, la Russie a établi une mission diplomatique auprès de l'OTAN et des bureaux de la Mission de liaison militaire russe ont été ouverts dans les quartiers généraux des deux grands commandements de l'OTAN. Un Bureau d'information de l'OTAN a été mis sur pied à Moscou dans le but d'expliquer ce qu'est l'OTAN et de promouvoir les avantages du partenariat OTAN-Russie, et une Mission de liaison militaire contribue à améliorer la transparence et la coordination sur le plan militaire.
Comment les relations OTAN-Russie se sont-elles développées ?
Les relations OTAN-Russie ont débuté officiellement en 1991, lorsque la Russie est devenue membre du Conseil de coopération nord-atlantique (rebaptisé ultérieurement "Conseil de partenariat euro-atlantique"), instance créée après la fin de la Guerre froide pour favoriser la transparence et le dialogue.
Suite...
Quels sont les organismes qui jouent un rôle central ?
Le Conseil OTAN-Russie (COR) est la principale structure et la principale instance permettant de faire avancer les relations entre l'OTAN et la Russie. Il a créé plusieurs groupes de travail et comités afin de développer la coopération dans les domaines clés.
Suite...