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L’OTAN et l’OSCE

Comment la coopération a-t-elle évolué?

Au vu des changements intervenus dans l’environnement de sécurité, les représentants des pays membres de l’OTAN ont exprimé leur volonté de développer davantage leur coopération avec l’OSCE - au niveau de la prévention des conflits, de la gestion des crises et des opérations de reconstruction après un conflit - et de l’étendre à d’autres domaines d’intérêt commun, y compris le terrorisme.

Les nouvelles menaces à la sécurité constituent aujourd’hui un domaine prioritaire pour chacune des deux organisations. En décembre 2003, l’OSCE a officiellement adopté une « Stratégie pour examiner les menaces à la sécurité et la stabilité au 21e siècle ». Ce document rappelle la nécessité, dans un environnement de sécurité en constante évolution, d’interagir avec d’autres organisations et institutions au sein de la Plateforme pour la sécurité coopérative en s’appuyant sur les forces et avantages de chacune.

En matière de lutte contre le terrorisme, les efforts accomplis par l’OTAN, notamment dans le cadre des partenariats avec des pays non-membres, sont complémentaires de ceux de l’OSCE. En 2002 et 2003, deux réunions de haut niveau ont été organisées à Lisbonne à l’initiative de l’OSCE pour discuter des aspects de la coopération entre les organisations internationales dans le domaine de la lutte contre le terrorisme.

L’OTAN et l’OSCE continuent de coordonner leurs efforts en matière de contrôle des armements, notamment dans les domaines de la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre et du suivi de la mise en oeuvre des engagements du Sommet de l’OSCE d’Istanbul de 1999 (retrait des forces russes de Géorgie et de Moldavie).

Elles coopèrent également dans le domaine de la gestion et la sécurisation des frontières dans les Balkans de l’Ouest. Lors d’une conférence de haut niveau tenue à Ohrid, les 22 et 23 mai 2003, cinq pays des Balkans ont souscrit à une Plateforme commune élaborée par l’UE, l’OTAN, l’OSCE et le Pacte de stabilité dans le but d’améliorer la sécurité aux frontières dans la région. Chacune des organisations soutient les participants dans les domaines qui sont de sa compétence.

Lors du sommet de Prague, les Alliés ont exprimé leur désir d’exploiter la complémentarité des efforts internationaux visant à asseoir la stabilité en Méditerranée. Suite à cette déclaration, l’OTAN et l’OSCE ont commencé à développer des contacts plus étroits concernant leurs dialogues respectifs avec les pays de la région.

  1. La Turquie reconnaît la République de Macédoine sous son nom constitutionnel.