Les relations entre l'OTAN et la Finlande
Comment la coopération se déroule-t-elle en pratique ?
En participant au programme du Partenariat pour la paix (PPP), la Finlande a pour principal objectif de développer et d'améliorer l'interopérabilité entre ses forces et celles de l'OTAN à la faveur de divers instruments et mécanismes prévus par le PPP. L’OTAN et la Finlande énoncent de façon détaillée des mesures de coopération et un calendrier dans l’IPP finlandais, qui est approuvé par les deux parties pour deux ans. Parmi les principaux domaines de coopération, il faut citer la sécurité et le maintien de la paix, la gestion des crises, et les plans civils d’urgence.
La Finlande joint ses efforts à ceux des membres de l‘Alliance dans le cadre d’opérations de maintien de la paix et de sécurité en Bosnie-Herzégovine, au Kosovo et en Afghanistan.
La coopération dans le domaine de la sécurité
La Finlande opère aux côtés des forces de l'Alliance dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan. Une centaine de personnels finlandais travaillent essentiellement auprès d’équipes de reconstruction provinciales dans le nord du pays. Le déploiement des forces finlandaises a débuté en 2002. Les forces finlandaises ont également joué un rôle important pour ce qui est de garantir la paix dans l’ex-Yougoslavie. À l’heure actuelle, on dénombre quelque 400 soldats finlandais auprès de la KFOR dirigée par l’OTAN au Kosovo. Par le passé, la Finlande a mis un bataillon à la disposition de la force de maintien de la paix dirigée par l'OTAN en Bosnie-Herzégovine.
Le rôle joué par la Finlande dans la formation des forces des pays partenaires, en particulier en matière de maintien de la paix, est grandement apprécié par les membres de l’Alliance. En juillet 2001, l’OTAN a officiellement reconnu le centre international finlandais de Niinisalo comme un centre d’entraînement PPP. La Finlande participe régulièrement à des exercices PPP.
Elle a déclaré, entre autres forces, un bataillon d’infanterie mécanisée et un bataillon du génie, un mouilleur de mines et un petit nombre d’aéronefs à voilure fixe comme étant potentiellement disponibles pour des exercices et des opérations.
Les liens étroits entretenus par la Finlande avec ses voisins, la Norvège et la Suède, ont permis d’instaurer la coopération nordique en matière de sécurité, nouveau moyen concret et efficace, pour des États partageant les mêmes conceptions, de contribuer à la sécurité régionale et internationale. Dans le cas de la Finlande, cette activité s’effectue en parallèle avec le Groupement tactique nordique.
La Finlande a fait part de son intérêt pour une participation à la Force de réaction de l'OTAN (NRF) ; la décision d’Helsinki sur ce point interviendra probablement en 2008. Tant le principe général d’une participation que l’association à une opération bien précise demeurent des décisions souveraines.
La réforme de la défense et du secteur de la sécurité
La Finlande participe au processus de planification et d'examen (PARP) du PPP depuis 1995. Cette participation au PARP, tout comme sa participation au concept de capacités opérationnelles (OCC), influence les plans et les activités de la Finlande. La coopération menée dans ces cadres vise à améliorer l'aptitude de la Finlande à participer à des opérations de soutien de la paix, et à permettre aux pays de l'Alliance et à d’autres Partenaires de bénéficier de l’expertise finlandaise.
La Finlande contribue au programme OTAN de soutien à la réforme du secteur de la sécurité dans les Balkans occidentaux, dans le sud du Caucase et en Asie centrale.
Aux côtés des pays de l’Alliance, la Finlande a apporté sa contribution à des projets menés grâce à des fonds d’affectation spéciale de l’OTAN/du PPP dans d’autres pays partenaires, projets qui portaient notamment sur la destruction de mines en Albanie et en Serbie-et-Monténégro, ainsi que de missiles antiaériens en Géorgie.
Les plans civils d'urgence
Les plans civils d'urgence constituent un important domaine de coopération bilatérale. Le but, pour la Finlande, est de pouvoir coopérer avec les pays membres de l’OTAN pour ce qui est de se fournir un soutien mutuel face aux conséquences d'une catastrophe ou d'un incident majeur dans la zone du CPEA. Il peut s’agir de faire face aux conséquences d’incidents liés à des agents chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires, ou de mener des opérations humanitaires de secours en cas de catastrophe. Dans cet esprit, les ressources civiles de la Finlande ont été inscrites auprès du Centre euro-atlantique de coordination des réactions en cas de catastrophe (EADRCC). La Finlande a également dispensé, à l’intention des pays de l'Alliance et des pays partenaires, d’utiles formations aux situations d’urgence dans le domaine civil.
La science et l’environnement
Dans le cadre du programme pour la science au service de la paix et de la sécurité (SPS), des scientifiques finlandais ont participé à de nombreux séminaires et ateliers de recherche avancée sur un large éventail de sujets, soit plus de dix activités depuis 2005. Parmi les thèmes abordés, il faut citer la sécurité des frontières et la lutte contre le terrorisme, la sécurité environnementale dans les ports et les régions côtières, et la bioremédiation des sols contaminés.