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Les relations entre l’OTAN
et la Bosnie Herzégovine

La Bosnie-Herzégovine est l'un des tout nouveaux membres du Partenariat pour la paix, auquel elle a adhéré en décembre 2006. Dans ce cadre, l'OTAN et la Bosnie-Herzégovine développent une coopération axée sur les réformes en matière de démocratie, d’institutions et de défense, ainsi qu’une coopération pratique dans d’autres domaines. La coopération entre ce pays et l’OTAN est décrite dans un programme de partenariat individuel (IPP).

Les Alliés ont joué un rôle prépondérant dans la mise en œuvre de l’Accord de paix de Dayton relatif à la Bosnie-Herzégovine et dans la consolidation de cette paix, en participant à d’importantes missions de maintien de la paix étalées sur neuf ans, à compter de décembre 1995. En décembre 2004, cette responsabilité a été transférée à l’Union européenne. L'OTAN a conservé un quartier général militaire à Sarajevo, qui est chargé d'aider les autorités bosniaques à mener à bien la réforme de la défense, à lutter contre le terrorisme, à collecter les données du renseignement et à arrêter les personnes soupçonnées de crimes de guerre.

La Bosnie-Herzégovine cherche maintenant à se mettre davantage en conformité avec les normes et les institutions euro-atlantiques. Comme pour beaucoup de Partenaires de l’OTAN, l’étendue de la coopération dépend finalement de la volonté du pays de poursuivre ses processus de réformes en matière de démocratie, d'institutions et de défense. Le pays doit également coopérer pleinement avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie.

Comment la coopération se déroule-t-elle en pratique?

Les domaines de coopération, les projets de réforme et les processus relatifs au dialogue politique sont présentés en détail dans l’IPP de la Bosnie-Herzégovine, qui est agréé conjointement avec l’OTAN pour une période de deux ans. L’instauration d’un contrôle pleinement démocratique des forces armées, l’établissement des plans et des budgets de défense ainsi que les plans civils d’urgence figurent parmi les grandes priorités.

Outre le soutien apporté aux réformes, la coopération entre l’OTAN et la Bosnie-Herzégovine a également pour objectif majeur de développer l’aptitude des forces de ce pays à collaborer avec celles des pays de l'OTAN et d'autres Partenaires, notamment dans le cadre d'opérations de maintien de la paix et de gestion des crises.

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Comment les relations avec la Bosnie Herzégovine se sont-elles développées ?

En août 1995, les frappes aériennes de l’OTAN ont contribué à mettre fin au conflit qui ensanglantait la Bosnie Herzégovine depuis trois ans. En décembre 1995, l’Alliance a déployé sa toute première force de maintien de la paix, la Force de mise en œuvre (IFOR), chargée de mettre en application les aspects militaires de l'Accord de paix de Dayton. Un an plus tard, l’IFOR a été remplacée par la Force de stabilisation (SFOR), qui a aidé à maintenir des conditions de sécurité propices à la reconstruction du pays, et qui a contribué à la réforme des forces armées bosniaques. À mesure que la situation en matière de sécurité s’est améliorée, le nombre de soldats de la paix a progressivement diminué et, sur les 60 000 soldats déployés au départ, il n’en restait plus que 7 000 en 2004. La mission de la SFOR a pris fin en décembre 2004, lorsque la responsabilité du maintien de la sécurité a été transférée à l’Union européenne. L'OTAN continue d’apporter son soutien à l’opération menée par l'UE en Bosnie Herzégovine (opération « Althéa ») dans le cadre des arrangements Berlin Plus.

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