Le Centre euro-atlantique de coordination des réactions
en cas de catastrophe
Quels sont ses pouvoirs, ses tâches et ses responsabilités ?
La principale fonction de l’EADRCC est de coordonner les réactions des pays membres de l’OTAN et des pays partenaires face à une catastrophe naturelle ou anthropique survenant dans la zone euro-atlantique.
Le Centre a ainsi guidé les efforts déployés pour la gestion des conséquences
dans plus de vingt-cinq catastrophes, qu'il s'agisse de lutter contre les
inondations et les incendies de forêt, ou encore de faire face aux conséquences
de tremblements de terre. Parmi les opérations menées, citons l’aide apportée
aux États-Unis après l’ouragan Katrina et l’aide fournie au Pakistan face
aux conséquences du tremblement de terre dévastateur d’octobre 2005. Depuis
le 11 septembre 2001, le rôle de l’EADRCC s'étend également aux conséquences
d’actes terroristes.
Le Centre sert également d’instrument pour l'échange d'informations entre les pays membres de l’OTAN et les pays partenaires au sujet de l’aide en cas de catastrophe. Il organise des séminaires consacrés aux enseignements tirés des opérations et exercices de réaction en cas de catastrophe coordonnés par l’OTAN. De plus, il organise tous les ans un exercice sur le terrain effectué à grande échelle à partir d'un scénario réaliste qui permet de s’entraîner à des interventions nécessitant des interactions efficaces. Parmi les scénarios utilisés récemment, il y a eu celui d'un attentat terroriste perpétré au moyen d’agents chimiques.
Toutes ces tâches sont effectuées en étroite collaboration avec le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (BCAH), qui conserve le rôle principal dans la coordination des opérations internationales de secours en cas de catastrophe. L’EADRCC est conçu comme un mécanisme de coordination régionale qui soutient et complète les efforts déployés par les Nations Unies. L’EADRCC a d'ailleurs pour principale fonction de coordonner et non de diriger. Face à une catastrophe rendant nécessaire une aide internationale, il revient à chaque pays de l’OTAN et à chaque pays partenaire de décider de fournir ou non des secours, en fonction des informations qu’il reçoit de l’EADRCC.