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Relations entre l’OTAN et les pays de contact

En plus de ses partenariats officiels1, l’OTAN coopère avec tout un ensemble de pays qui ne font pas partie de ces structures. Ces pays dits de contact partagent avec l’Alliance les mêmes grandes valeurs et les mêmes préoccupations stratégiques. L’Australie, le Japon, la Corée du Sud et la Nouvelle-Zélande comptent parmi les pays de contact.

Ces pays ont déclaré qu’ils souhaitaient renforcer leurs relations avec l’OTAN ou qu'ils voulaient simplement être informés du programme de l'OTAN. Certains fournissent des troupes qui participent aux opérations dirigées par l’OTAN ou contribuent à ces opérations d’une autre manière. D’autres cherchent simplement à coopérer avec l’OTAN dans des domaines d’intérêt commun.

Au Sommet de Riga en novembre 2006, l’OTAN s’est engagée à donner une plus grande pertinence opérationnelle aux relations avec les pays de contact intéressés et en particulier à renforcer l’aptitude de l’Alliance à travailler avec ceux des contributeurs actuels et potentiels à ses opérations, qui partagent ses intérêts et ses valeurs.

Comment cette politique a-t-elle évolué ?

L’OTAN coopère, depuis les années 1990, avec des pays qui ne sont pas des partenaires officiels. Le dialogue politique avec le Japon  par exemple a été entamé en 1990, et l’Argentine et le Chili ont fourni des forces aux missions de l’OTAN en Bosnie-Herzégovine.

Cependant, l’intervention récente de l’Alliance en dehors de ses limites traditionnelles – notamment en Afghanistan et au Darfour – a accru la nécessité et la possibilité d’une interaction renforcée avec les pays de contact. De même, la convergence des priorités stratégiques entre les Alliés et certains pays de contact, comme la lutte contre le terrorisme, a incité certains d’entre eux à coopérer davantage avec l’OTAN.

Les Alliés ont établi un ensemble de lignes directrices générales sur les relations avec les pays de contact, qui ne prévoient pas une institutionnalisation officielle des relations, mais qui expriment le souhait des Alliés de développer la coopération. Après de longs débats, l'expression « pays de contact » a été adoptée par les Alliés en 2004.

Le Sommet qui s'est tenu à Riga en novembre 2006 a donné un nouvel élan à la coopération de l’OTAN avec ses Partenaires officiels ainsi qu’avec les pays de contact. Après le Sommet de Riga, les Alliés ont commencé à examiner des paquets individuels et adaptés d’activités en coopération susceptibles d’être ouvertes aux pays de contact. Une liste des activités proposées par l’OTAN constituera la base d’une coopération pratique.

Quelles sont les modalités pratiques ?

Les activités en coopération vont des opérations et exercices conjoints à la formation linguistique en passant par les échanges d’informations et d’avis. Dans la déclaration du Sommet de Riga, les Alliés se sont engagés à proposer, cas par cas, aux pays de contact intéressés les outils de partenariat actuellement à la disposition des pays du CPEA.

Les différents pays de contact choisissent les domaines dans lesquels ils veulent travailler avec l’OTAN et l’étendue de cette coopération. Le Conseil de l'Atlantique Nord, principal organe décisionnel de l'OTAN, doit approuver toute participation des pays de contact aux activités de l'Alliance, sauf dans certains cas. La coopération avec les pays de contact doit être mutuellement bénéfique et réciproque.

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  1. Le Conseil de partenariat euro-atlantique, le Partenariat pour la paix, le Dialogue méditerranéen et l’Initiative de coopération d’Istanbul.