Capacité alliée de surveillance terrestre
L’OTAN fait actuellement l’acquisition d’un système offrant une
capacité alliée de surveillance terrestre (AGS) qui donnera aux
commandants de l’Alliance une image de la situation au sol dans
une zone d’intérêt.
L’AGS consistera en une combinaison de plates-formes radar aéroportées,
pilotées ou sans pilote, capables d’observer ce qui se passe au sol puis
de transmettre les données aux commandants, qui auront ainsi des « yeux
dans le ciel » au-dessus d’une zone déterminée.
L’AGS sera produite par un consortium dénommé « Partenariat industriel
transatlantique pour la surveillance » (TIPS), et l’objectif est que
le système atteigne sa capacité opérationnelle initiale en 2013. L’AGS appartiendra
à l’OTAN et sera exploitée par elle.
Qu’est-ce-que cela signifie concrètement ?
Tout comme les radars des avions AWACS de l’OTAN surveillent l’espace aérien,
l’AGS aura la capacité d’observer ce qui se passe au sol. Elle assurera une
connaissance de la situation avant et pendant les opérations de l’OTAN. Il
s’agit là d’une capacité essentielle pour les décideurs politiques et les
responsables de la planification militaire, et d’un outil capital pour une
Force de réaction de l’OTAN à la pointe de la technologie.
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Quelle a été l’évolution du projet ?
L’OTAN travaille depuis plus de dix ans à élaborer
et à acquérir un système AGS. Dans le cadre des opérations
menées par l’OTAN dans les Balkans dans les années 90,
la surveillance terrestre aéroportée était assurée
par le système JSTAR américain et par le système Horizon
français
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Quels organismes de l’OTAN jouent un
rôle essentiel ?
Le Comité directeur sur l’AGS est l’organe central du programme AGS. Le
personnel de soutien pour l’AGS apporte son aide au Comité directeur sur
l’AGS en faisant appel, si nécessaire, à l’Agence des C3 de l’OTAN (NC3A)
pour le soutien des marchés. Le programme AGS est harmonisé parallèlement
à la transformation du système aéroporté de détection lointaine et de contrôle
(AWACS) de l’OTAN.