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Updated: 20-Nov-2007 IMS News Release

14 nov 2007

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Fin des réunions des chefs d’état-major de la défense des pays membres de l’OTAN et des pays partenaires

Au cœur de l’événement
Bullet 13-14 nov. 2007 - EMI
Réunion des chefs d'état-major de la défense de l'OTAN
Dossiers
Bullet Le Comité militaire

BRUXELLES – Les hauts responsables militaires des pays de l’OTAN ont clos aujourd’hui au siège de l’OTAN deux jours de discussions et d’échanges de vues qui ont porté sur une vaste gamme de questions d’ordre militaire. C’était la troisième de trois réunions annuelles au niveau des chefs d’état-major.

Les chefs d’état-major de la défense et/ou leurs représentants venant de 30 pays partenaires ont également participé ces deux derniers jours aux réunions en sessions Partenariat pour la paix, Dialogue méditerranéen, OTAN-Ukraine et OTAN-Russie.

« Sur la base de l’impulsion donnée lors des réunions tenues en septembre au Canada et de l’excellent travail accompli à cette occasion, les réunions permettent d’établir les priorités des prochains travaux en vue du Sommet de Bucarest d’avril 2008 », a déclaré le général Ray Henault, Président du Comité militaire de l’OTAN et responsable militaire du plus haut niveau à l’OTAN.

« Le général John Craddock [le SACEUR] a planté le décor lors de notre première réunion avec les membres de l’OTAN en présentant une synthèse opérationnelle sur la situation militaire en Afghanistan et au Kosovo. »

« En ce qui concerne ce dernier point, la KFOR se tient prête à aider les Nations Unies et les institutions autonomes du Kosovo à maintenir un environnement sûr et sécurisé pour les prochaines élections et pour la période qui suivra la diffusion du rapport de la Troïka au début du mois de décembre. Ces activités sont réalisées en coopération étroite avec nos homologues au sein d’autres organisations. »

« Les chefs d’état-major de la défense ont participé à un débat essentiel sur l’Afghanistan », a ajouté le général Henault. « Notre objectif est toujours d’assurer la sécurité afin de permettre à l’autorité du gouvernement afghan de s’étendre à l’ensemble du pays et aux efforts de reconstruction et de développement durables de s’y enraciner. »

« Des progrès modestes ont été enregistrés en matière de constitution des forces. Bien que des insuffisances demeurent, en termes purement numériques, plus de 8 500 militaires se sont ajoutés en un an aux troupes déployées ; nous avons également examiné les risques stratégiques et les conséquences qu’entraînerait un manque persistant de ressources pour répondre au besoin militaire minimum », a déclaré le général Henault.

« Compte tenu des ressources déployées, nous estimons de façon générale que le rythme et la progression du volet sécurité du tryptique sécurité-gouvernance-développement sont satisfaisants. Avec plus de moyens, nous pourrions faire davantage, plus rapidement. »

« Le Comité militaire est également d’avis que les efforts accomplis par le gouvernement afghan et par la communauté internationale pour accélérer la réforme institutionnelle sont importants, notamment en ce qui concerne la police nationale afghane », a également affirmé le général Henault.

« Des insuffisances demeurent », a déclaré le général Henault. « Certaines, telles que le soutien en hélicoptères, existent de longue date : il s’agit de moyens de grande valeur quelle que soit l’opération, et quel qu’en soit l’emplacement. La mise en place d’une capacité supplémentaire prendra du temps. Nous nous efforçons de trouver une solution. En revanche, les équipes de mentorat et de liaison donnent de très bons résultats pour un investissement assez modéré. Mettre en place davantage d’équipes de liaison et de formation pour l’armée nationale afghane demeure une priorité essentielle. J’ai noté que les chefs d’état-major de la défense, dont certains représentant les pays partenaires - avaient une intention et un objectif communs, à savoir reconsidérer les contributions nationales à cet égard. »

Les questions relatives au soutien opérationnel et aux processus figuraient également à l’ordre du jour des discussions. Elles englobaient les initiatives en matière de formation et d’entraînement, l’élaboration d’une politique sur les modalités d’une coopération plus étroite avec les acteurs internationaux dans le cadre des opérations (une « approche globale ») et une meilleure intégration des aspects relatifs aux ressources dans les avis du Comité militaire aux autorités politiques.

Les discussions avec les pays du Dialogue méditerranéen ont été axées sur les opérations, sur l’état d’avancement d’une initiative visant à élargir la coopération en matière d’activités d’entraînement, ainsi que sur les moyens de renforcer l’interopérabilité militaire avec les forces de l’OTAN.

Le chef de l’état-major de la défense de l’Ukraine et ses homologues de l’OTAN ont passé en revue les progrès accomplis dans le cadre de la transformation des forces armées ukrainiennes, examiné le plan de travail de l’année en cours et approuvé la série de domaines de travail et de coopération entre militaires pour 2008.

« Nous avons tenu encore une réunion fructueuse avec le chef de l’état-major de la défense de la Russie, le général Balouïevski », a déclaré le général Henault. « Nous avons échangé nos points de vue sur des questions d’intérêt mutuel, y compris le traité sur les forces conventionnelles en Europe. C’est là une enceinte essentielle pour examiner les initiatives de coopération entre militaires et pour déterminer l’objectif, la direction et le rythme des efforts de coopération futurs. Globalement, le nombre d’initiatives militaires a peut-être diminué, mais nous demeurons satisfaits des résultats de celles que nous avons entreprises ensemble, y compris, pour citer deux exemples, la participation continue de la Russie à la mission de contre-terrorisme de l’OTAN [en Méditerranée], et nos efforts en matière de formation à lutte antidrogue en Afghanistan. »

La réunion a également été le cadre de l’élection du successeur du général Henault au poste de Président du Comité militaire. L’amiral Giampaolo di Paola, de l’Italie, a été élu à la majorité simple par les chefs d’état-major de la défense des pays de l’OTAN. Il est prévu qu’il entre en fonction en juin 2008, au moment où le général Henault prendra sa retraite au terme d’un mandat de trois années, après 40 années de carrière.

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