| Updated: 12-Nov-2007 | Dossiers |
1 oct. 2007Eng. / Fr. |
Note de synthèse du Comité militaire L’élection du Président du Comité militaire
Le prochain Président du Comité militaire de l’OTAN sera élu le 14 novembre 2007 à Bruxelles, à la troisième et dernière réunion de l’année des chefs d’état-major de la défense de l’OTAN. À l’été 2008, le Président élu reprendra les fonctions du général Ray Henault, officier de la Force aérienne du Canada. Les trois candidats à la succession de l’actuel Président sont les chefs d’état-major de la défense de l’I talie (l’amiral Giampaolo di Paola, de la marine), de la Pologne (le général Franciszek Gagor, de l’armée de terre) et de l’Espagne (le général Felix Sanz Roldan, de l’armée de terre). Le Président du Comité militaire est le responsable militaire de plus haut niveau de l’OTAN. Il est le conseiller militaire principal du Secrétaire général et c’est par son intermédiaire que les avis agréés par consensus des 26 chefs d’état-major de la défense de l’OTAN sont présentés aux organes politiques de prise de décision de l’Alliance, y compris le Conseil de l’Atlantique Nord. Le Comité militaire est l’instance permanente la plus ancienne de l’OTAN après le Conseil de l’Atlantique Nord. Ces deux instances ont été créées quelques mois après la naissance de l’Alliance. À l’origine, la présidence revenait à chaque pays à tour de rôle pour une année, selon l’ordre alphabétique anglais, en commençant par les États-Unis. À ce titre, le général américain Omar Bradley devint le premier Président du Comité militaire à l’automne 1949. En 1963, il apparut clairement que la gamme, la portée et la complexité des questions et des activités nécessitaient un Président à temps plein, afin de faciliter et d’orienter le travail du Comité militaire. Depuis le mois de décembre de cette année-là, le Président est élu par un vote à la majorité simple par les chefs d’état-major de la défense de l’OTAN. Il occupe ses fonctions à temps plein à Bruxelles, normalement pour une durée de trois ans, et il représente tous les pays, et non uniquement son propre pays. Le général Henault est le 15e Président du Comité militaire (en session des chefs d’état-major) depuis la création du poste permanent, et le 29e au total. Depuis 1963, le poste a été occupé par 15 officiers originaires d’Allemagne (cinq fois), du Royaume-Uni (trois fois), du Canada (deux fois), de la Norvège (deux fois), de la Belgique, de l’Italie et des Pays-Bas. Deux candidats s’étaient présentés au moment de l’élection du général Henault (le Canada et le Danemark), un seul pour celle de son prédécesseur, le général Kujat, et trois pour l’élection de l’amiral Venturoni (la Belgique, l’Italie et la Norvège). C’est la première fois qu’un officier d’un pays de l’ancien Pacte de Varsovie aspire à la présidence du Comité militaire, et c’est aussi la première fois que l’Espagne propose un candidat. Le Président du Comité militaire aura de préférence occupé les fonctions de chef d’état-major de la défense ou un poste équivalent dans son pays ; il ne peut pas être de nationalité américaine et doit être un officier général quatre étoiles ou posséder un grade national équivalent. Il prépare, convoque et préside les réunions du Comité militaire. Il en dirige les activités courantes et le représente aux réunions du Conseil de l’Atlantique Nord, du Comité des plans de défense et du Groupe des plans nucléaires, où il donne des avis concernant les questions militaires. Il s’entretient régulièrement avec des responsables de gouvernements et des officiers de haut rang des 64 pays membres et partenaires de l’OTAN. Il joue un rôle public important et il est le porte-parole militaire principal de l’Alliance pour les contacts avec les médias. Il est à noter que les États-Unis ne peuvent pas proposer de candidat à la présidence du Comité militaire car les deux commandants stratégiques (le Commandant suprême des forces alliées en Europe et le Commandant suprême allié Transformation) et le Président délégué du Comité militaire, un officier général trois étoiles, sont de nationalité américaine. Ce dernier a des responsabilités bien précises, notamment en ce qui concerne les questions chimiques, biologiques et nucléaires. Il copréside en outre le comité principal chargé de la logistique de l’OTAN, qui se réunit en sessions conjointes civiles et militaires. Présidents du Comité militaire (en session des chefs d’état-major)
(Depuis 1963, le Président du Comité militaire en session permanente préside également les réunions en session des chefs d’état major, et il est élu à cette fonction, devenue un poste à temps plein.)
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